16.04.2008

Moeurs modernes (Partie 2/2)

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Après avoir donc gloupsé et m’être aperçue que le mec était particulièrement attentionné à mon égard, j’ai cru bon de me lever prétextant une envie de salle de bains suivie d’un au revoir. Je pose ma coupette, et alors que je me dirige vers la porte de cette maudite chambre, mon hôte me bloque, net et précis.

Me fout une main au cul et l’autre à ma taille.

Ni une ni deux, je ne réfléchis pas et je vois ma main droite s’envoler pour lui mettre une claque.

Oué.

Mais non.

J’ai face à moi un mec d’1m90 aussi costaud que Chabal, alors autant vous dire que j’ai vite été bloquée par ce fada qui m’a du coup bien bousculée, me faisant trébucher sur une commode à proximité, et voilà que je me retrouve par terre.

Sur le cul.

Dans tous les sens du terme.

Et ben c’est pas fini.

Alors que je me relève en vociférant de jolis noms d’oiseaux, j’entends comme un écho lointain…. Féminin l’écho…. Qui peu à peu semble se rapprocher.

Pas possible je me dis. Et ben si ! Pourquoi s’arrêter en si bon chemin hein ?

Je vous le donne dans le mille : c’était sa femme. Qui débarque et me trouve, moi, dans SA chambre, un peu secouée, deux coupes de champagne et une bouteille sur SA commode, avec SON mari.

Tout va bien, je me dis.

TOUT…. VA…. BIEN…..

Face au ridicule de la situation et surtout son interrogation, je prie pour que son mari lui sorte un topo un brin vraisemblable.

Et voilà ce que Don Juan lui dit : "Julie est arrivée à l’improviste avec une bouteille de champ’ pour fêter l’achat de l’appart (ils viennent juste d’acheter, comme si j’en ai à carrer), vachement sympa non?".

Incrédule je suis. Et incrédule elle est.

Imaginez le truc. Sans déconner, j’ai cru que j’allais le boxer.

Et bien tampis, j’aurais du faire preuve de noblesse et penser à préserver la paix de ce ménage mais non, joueuse je suis c’est sûr, mais coupable idéale d’un homme qui n’a aucun scrupule, sûrement pas. Je lui dis donc que si l’improviste consiste en l’art de me mentir pour m’amener à sa chambre et me foutre la main au cul, alors oui, effectivement, je suis montée à l’improviste. Y’a qu’à voir dans le petit Robert et en profiter pour vérifier la définition du mot ENFOIRE.

Puis je me suis cassée.

Depuis lors, j’ai invité sa femme à déjeuner, nous avons bien creusé le sujet et apparemment la jeune épouse est habituée. J’ai néanmoins reconnu ma part de responsabilité et nous nous sommes convenues de ne plus nous fréquenter outre mesure.

Quant à son mari, je ne réponds plus à ses "bonjour", je l'évite autant que possible…. car cette histoire remonte tout de même à plus de 3  semaines, mais devinez de quoi j’ai écopé depuis….. ?

Deux fois par semaine, un petit bouquet de roses* dans le casier de ma fille accompagné d’un mot de drague insipide dont je vous tairai les détails.

Au secours !!

 


* et en plus j’ai jamais aimé les roses putain.

07.04.2008

Moeurs modernes (Partie 1/2)

Je connaissais la drague dans la rue, la drague à l’arrêt du bus, la drague chez le médecin, et celle chez le boulanger. Je connaissais également la drague en boîte de nuit, la drague chez l’assureur, et celle du Monoprix.  Sans oublier la drague au café du coin, la drague du pharmacien, celle du vendeur de la FNAC, et bien sûr l’inimitable drague des rendez-vous professionnels.

De la drague-en-veux-tu-en-voilà… il y a aussi celle de l’avocat, du mec de ta copine, ou du livreur de pizzas.

La drague est open-space, anywhere-anytime.

Mais depuis un peu plus d’un an, j’ai découvert un nouveau terrain de jeu que nos amis libidineux exploitent sans scrupule aucun :

 la crèche pour enfants.

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Oui messieurs-dames, cet espace jovial où ne devraient régner qu’innocence, douceur, et bonnes manières se révèle être en réalité un club de rencontres pour prédateurs maqués souhaitant s’envoyer en l’air derrière le dos de leur conjointe. Et pire encore, si ladite conjointe a eu le malheur de sympathiser avec la proie du prédateur en question, et bien figurez-vous que celui-ci s’en trouvera fort émoustillé.

C’est donc ainsi que j’ai récemment naïvement sympathisé avec un homme charmant qui déposait son fils au même moment où je déposais ma pépette. Jusque là tout va bien, je suis du genre à faire des sourires à tout le monde donc forcément, je bavarde toujours avec quelqu'un même quand je vais poster une lettre.

Bref - après plusieurs rencontres hasardeuses, ledit jeune homme (brun, cela va sans dire) m’a gentiment proposé d’aller boire un verre.

Mais oui. Mais bien sûr. Le mec est marrant, je connais sa nana, elle est d'ailleurs carrément sympa, et même s’il est dommage qu’elle ne puisse se joindre à nous, ok d’accord, allons prendre un petit café.

Mon cul oui.

Le prédateur avait un plan.

Et oué. Car figurez-vous que 45 minutes plus tard, après une série d’incroyables concours de circonstances (à croire que le mec s’est arrangé avec le bon dieu pour modifier le cours des événements), je me suis retrouvée sur le lit conjugal de ce vicieux avec une coupe de champagne à la main, et ce, à 9h00 du mat'.

Gloups.

Que j'ai fait.

Y’a comme qui dirait un malentendu.

05.12.2007

Petit plaisir furtif

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Ce matin, RV boulot à 8h30 dans un café à Monaco. J'arrive avec près d'une demi-heure d'avance alors j'en profite pour lire la presse et discuter 5 mns avec le serveur à qui je commande un café au lait, olé!

10 mns plus tard, ce même serveur revient et me sert sur un plateau (alors que je n'ai rien commandé) un autre café au lait, un croissant, et une rose.

Hallucination dedans ma tête ? Plan drague ? Ou bonne humeur ambiante qui réchauffe le coeur?  

Je remercie chaleureusement et savoure ce plaisir matinal... puis le serveur revient à la charge et me dit: "vous savez... dans la vie on a ce que l'on rayonne..."

D'abord je me suis dis.. merde alors, je ressemble à un croissant, féchié.

Et puis non. Après coup, j'ai simplement rougis.